Dans la foulée de la triste liste des accidents, notamment piétons, parfois dramatiques, de ces derniers mois, nos idées (dont la nécessité d’une lutte plus appuyée contre la vitesse en ville, car la vitesse est source d’accidents) font leur chemin, grâce à vous – dans les réunions publiques, par courriers aux élus et responsables de l’Etat-, et dans la presse, jugez-en plutôt par ces articles :
Rue du Pont-de-Créteil : les souhaits de l’asso Partage ta rue 94 (Le Parisien, 5 février 2015)
Partage ta rue 94 veut réduire à 2 voies la RD 86 à Saint-Maur-des-Fossés (94 Citoyens, 6 février 2015) : propositions concrètes portées au débat public
Les piétons, principales victimes sur la route (le Parisien, 7 février 2015)
Nous pensons qu’il est impossible de faire cohabiter tous les usagers divers (piétons, enfants, écoliers, cyclistes, automobilistes, motards, scootéristes, usagers des transports en commun, etc) sans un apaisement important de la vitesse, par des aménagements adaptés : c’est la clé. Nous pensons que la voiture individuelle est nécessaire, mais qu’elle ne doit pas gêner à ce point, voire dissuader les autres mobilités au quotidien, qu’elle soient choisies ou subies : marche, vélo, Personnes à Mobilité Réduite.
C’est aussi le sens du concept de Zone 30 étendues, voire de Ville 30 (déjà plusieurs communes dans le Val de Marne en ville 30 actuellement), très bien argumenté ici , sans lequel les traversées piétonnes en sécurité sont illusoires (cas des feux grillés par des automobilistes). La place des vélos est sur la chaussée et non sur le trottoir, mais cela nécessite forcément au choix :
- des aménagements séparés (pistes cyclables)
- ou alors la cohabitation sur le même espace à 30 km/h.
La baisse de la vitesse permet enfin d’améliorer le cadre de vie, en diminuant les nuisances sonores. Elle permet aussi de diminuer le nombre et la gravité des accidents … des automobilistes eux-mêmes (sic).
Dans le cas du vélo utilitaire, cela ne pourra se faire sans un développement massif des aménagements cyclables (à l’instar de Strasbourg, et des exemples danois et néerlandais), plus important que ce proposent actuellement les communes et le département, et dans une meilleure concertation avec les associations d’usagers comme la nôtre. Dans certains cas, très grosses artères, pont : cela passe par la réduction du nombre de voies accordé aux véhicules motorisés, au profit d’aménagements cyclables actuellement manquants, et la mise en place de larges trottoirs, pour le confort des piétons, des personnes en fauteuils, des utilisateurs de poussettes, et des malvoyant et non-voyants. La RD86 à St-Maur est symptomatique : 6 voies voitures actuellement : 2 de circulation dans chaque sens, plus 2 voies de stationnement de chaque côté, pour … 0 voies vélos . De qui se moque t’on sur cet axe structurant ? Souhaite t’on vraiment développer l’usage du vélo en ville ? Auquel cas s’en donne t’on les moyens ? Que ce soit de la part des villes, du département (Conseil général), ou de l’Etat pour les rares voies qui restent nationales, au confins du département (N19 et N6 essentiellement, au sud de leurs embranchements avec une autoroute (l’A86 ou son prolongement).
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Si vous vous sentez concernés par ces sujets, que vous soyez piéton, cyclistes, parent, ou en situation de handicap même temporairement (femme enceinte, etc), il ne tient qu’à vous d’accompagner cette dynamique, en faisant vivre le débat en commentant notre action sur les sites, en relayant notre action lors des réunions publiques de quartiers, ou par courriers à vos élus municipaux et départementaux, et au Préfet : si vous prenez la peine de faire remonter cette demande de la société, un jour vous serez entendu dans les faits.
Le « vivre ensemble », c’est aussi la possibilité de se déplacer sur les mêmes espaces, de cohabiter : le droit à la mobilité pour tous doit être enfin respecté : merci pour votre implication.
La priorité piétonne (même en l’absence de passage piéton (!), si celui-ci est à plus de 50 mètres), le devoir de prudence envers les vulnérables sont des textes dont la République a souhaité se doter, qu’elle en assume les conséquences dans les aménagements de voirie à tous ses étages de décisions : protéger ses habitants du danger est une responsabilité morale pour les élus et l’Etat.
Depuis 2008 et 2010, c’est net dans le droit et le code de la route français, c’est déjà sanctionné en théorie (amende), mais il faut maintenant que les aménagements coercitifs suivent, pour éviter physiquement que de tels drames se reproduisent : la vitesse doit être mieux encadrée.
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