Le vélo à bon dos, le mal aux fesses aussi : douleurs et réglages, le confort à vélo, c’est possible : « comme dans un fauteuil ».
Un peu d’ergonomie dans ce monde de brutes. Même après beaucoup de kilomètres.
Certains cyclistes ont mal au dos à vélo, par exemple aux lombaires. D’autant que certains aménagements cyclables ne sont pas irréprochables (absence trop fréquentes d’abaissé de trottoir = de « bateau », mais nids de poule à gogo sur les chaussées).
Si se dresser sur les pédales ou se mettre en danseuse sont de bons réflexes, il n’est pas toujours possible de le faire longtemps (secteur pavé, chemin à la limite du praticable, vélo très chargé ou avec remorque, etc).
Or, pour ne pas se priver du plaisir de pédaler au quotidien, 4 solutions existent :
1°) Opter pour des pneus larges (de type « ballon ») et les gonfler au minimum de ce qui est recommandé
Éviter les pneus étroits de vélo de route, et gonfler ses pneus au minimum de ce que recommande le fabricant (la pression est écrite sur le flanc du pneu, le plus souvent elle s’exprime en bar).
En roues de 700 (28 pouces) comme en roue de 26 pouces, on peut ne pas descendre sous 2 pouces de section (si votre cadre et vos garde-boues autorise cette largeur importante de pneu) : en dessous de 2 pouces de largeur, vous risquez d’être déçu de l’amorti. Les pneus à tringle souple offrent un meilleur amorti que ceux à tringle rigide.
Certains pneus apportent ce confort recherché par les nostalgiques des pneus ballon et « demi-ballon » d’autrefois : l’archétype chez Schwalbe est le Big Apple ,et le Big Apple plus (ce dernier encore renforcé contre la crevaison).

Voir les conseils de ce site de randonnée à vélo :
2°) Remplacer sa tige de selle par une tige de selle suspendue, idéalement à parallélogramme
Là encore, le matériel a son mot à dire, toutes les tiges de selle ne se valent pas.
Les tiges à parallélogramme sont plus efficaces (certes plus chères), que celles à élastomère / à ressort. Les tiges à parallélogramme, qui rappelleront à certains d’entre vous le moelleux des suspensions des voitures d’antan.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un vélo « suspendu » qui se veut tout terrain (fourche suspendue à l’avant par exemple), n’est pas toujours efficace et fiable, sauf à débourser une petite fortune et pour une pratique VTT ou sur un Vélo à Assistance Electrique, mais alourdit inutilement le vélo et nécessite un entretien à faire, ce qui peut se révéler pénible. Enfin la fourche suspendue entraine une dépense d’énergie supplémentaire pour le cycliste, qui gâche ainsi son énergie musculaire (effet de « pompe »), pour un confort qui n’est pas toujours au rendez-vous.
3°) Accepter une position légèrement penchée vers le guidon
La position dite hollandaise, buste vertical, peut être délétère pour les lombaires, et offre plus de prise au vent. On recommande plutôt de ne pas faire reposer tout son poids sur ses fesses, et accepter d’avoir aussi un appui sur les bras, au guidon, afin de répartir la pression du corps, en ne se tenant pas trop droit (cintre légèrement plus haut que la selle) . A l’extrême les fanas de vitesse seront très penchés, avec un guidon plus bas que la selle, mais ils s’exposeront au mal au dos et aux cervicales. A chacun de trouver le compromis entre soulager son dos et pénétrer dans l’air !
Comment changer ta position sur ton vélo si tu ne peux pas t’en acheter un nouveau ? La solution la plus courante est d’acheter une potence réglable, qui permet de changer la hauteur du cintre en même temps que sa distance horizontale à la selle. Cela dit ces réglages sont d’amplitude limitée, et c’est essentiellement par le choix d’un vélo adapté à sa taille et à son usage qu’on obtiendra une bonne position. Si l’on pédale longtemps on apprécie de pouvoir changer de position en fin d’étape: des cornes de guidon fixées aux extrémités du cintre sont alors un vrai soulagement.
4°) Choisir une selle adaptée
Certain(e)s ont si mal avec une selle mal adaptée à leur physionomie qu’après une demi-heure de vélo leurs blessures sont telles qu’ils(elles) doivent se reposer une bonne semaine ! Le choix de la selle est alors primordial :
- une selle fendue longitudinalement évite de faire reposer le poids sur corps sur la région du périnée, et permet d’aérer cette région sensible. Chez celles qui se blessent au périnée en une demi-heure avec une selle standard, la selle fendue apporte parfois une amélioration décisive en permettant des heures de vélo sans blessure ! On peut se procurer ce type de selle en ligne ou dans beaucoup de magasins de vélos pour une somme modérée (à partir de 20-30 euros selon la largeur).
- une selle large répartit le poids sur une surface plus grande et sera moins douloureuse. Certains disent que les selles larges sont plus adaptées pour les femmes (en raison de la forme du bassin), et plus étroite pour les hommes. En fait bien des femmes apprécient une selle étroite quand elles ont une pratique intensive car elles adoptent alors une position plus penchée vers l’avant. Une selle large convient au contraire quand on a le buste très droit (position à la hollandaise).
- une selle bien rembourrée ou recouverte d’une housse contenant un gel spécial permet de moins sentir les points de contact douloureux quand ils sont localisés. Contrairement à ce qu’on pourrait croire le rembourrage n’est pas la solution miracle car il ne suffit pas à répartir le poids sur une grande surface, et il peut gêner l’aération.
- Les selles en cuir comme celles de chez Brooks, avec ou sans ressort, ont un confort bluffant une fois que la selle est rodée à son postérieur … mais une vieille selle en cuir peut aussi être très douloureuse. Attention le modèle noir peut déteindre sur les pantalons.
Le réglage de la hauteur de selle joue un rôle. On voit au quotidien des cyclistes ont la selle trop basse : à effort égal, ils développent moins de puissance et cela nuit à la santé de leurs genoux (articulation fragile s’il en est). La bonne hauteur est celle qui permet d’atteindre la pédale en position basse avec la jambe presque tendue, sans tendre le pied. Un bon réglage de l’inclinaison de la selle vers l’avant est important pour diminuer l’appui sur la région sensible (le périnée) et le reporter sur les ischions (les os du bassin) qui sont moins vulnérables.
5°) Choisir un guidon (cintre) adapté
On lira avec intérêt cet article plutôt orienté rando , mais qui peut le plus peut le moins , ainsi que celui-ci expliquant comment remédier aux douleurs habituelles, y compris en ville, en évitant le guidon trop droit, mais en préférant les cintres légèrement recourbés, épousant la forme de la main.

Rappelant également l’intérêt à vélo de gants ou mitaines (certains ont du gel intégré, pour la paume de la main), pour amortir les chocs. Il est à rappeler que les poignées ergonomiques ajoutent aussi un supplément de confort et d’agrément appréciable, en soutenant intelligemment la paume de la main, encore faut-il qu’elles soient correctement orientées (poignet dans l’axe du bras). Elles s’enlèvent en se dévissant ou en tirant dessus –selon les modèles-, alors qu’elles se fixent sur le cintre avec de la laque –pour cheveux-, qui lubrifie le temps de fixer la poignée sur le cintre, mais colle en séchant.

De manière générale, on lorgnera sur les produits de marque Ergotec, une marque réputée quant aux accessoires, permettant d’optimiser la position du cycliste sur son vélo (poignées ergonomiques potences, guidon, etc), distribuée notamment sur les sites Cyclo Randonnée (voir haut de page) et sur lecyclo.com
6°) Choisir vélo à sa taille
Est-il utile de le rappeler ? Il est illusoire de chercher le confort à vélo s’il n’est pas adapté à votre taille 🙂
Et pour vous, c’est quoi le confort à vélo ? Merci pour vos commentaires ci-dessous.
Répondre à PartageTaRue94 Annuler la réponse